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Chuuuuut, Un Jour, une impression de bout du monde …

 

Mais me direz-vous…
« Où se trouve cet endroit » ?
Mais encore…
« Tu es allée Où ? »
« A « Sping Quoi ? »

 

Spinguera, Boa Vista. Quelques consonnes, quelques voyelles, une dizaine d’îles isolées, l’une d’elles, aux plages immaculées, dans un écosystème encore préservé, bercée par les alizés. Je partage aujourd’hui un peu de ce petit bout de terre avant qu’il ne soit trop envahi.

Eh oui, le temps presse pour cette petite pépite…  Bonne découverte !

Boa Vista, l’ile aux Dunes !

 

Mon choix fût celui du repos, du calme, et de la découverte. Pointée sur mon globe : la petite île de Boa Vista et la loupe aidant, le nord de celle-ci, moins populaire, et encore bien méconnue des touristes. Il me fallait un refuge, ce sera le seul dans cette région désertique, un petit écolodge, ou le temps s’était simplement arrêté !

Après six heures de vol direct depuis Bruxelles, l’arrivée sur le tarmac, et nous voici sur ce petit confetti et son aéroport : Rabil. Le ton est immédiatement donné ! Une cahute pour se protéger du soleil, un tapis roulant pour nos bagages engagés ! Vite, notre Visa déposé, et le séjour peut enfin commencer ! L’île du « No Stress » et de la Zen Attitude. Voici la devise de ses habitants vite adoptée ! Ici on se targue de ne pas avoir l’heure mais juste le temps !

Et hop ! Embarquées dans un véhicule tout terrain, pour une demi-heure de piste, qui, après le passage des routes bien macadamisées, sera vite chahutée par la complexité du terrain et les paysages lunaires qui s’offraient déjà à notre regard ébloui. S’agissait-il d’une autre planète ? D’un autre temps ? Sans aucun doute.  Et comme si le « Petit Poucet » était passé par là, des pierres, au logo arrondi agrémenté d’un point bien pensé, posées à même le sol, guidaient notre chauffeur tout au long de ce parcours insolite et déjà magique !

Bem-vindo a Espingueira.

Une barque posée, et un petit palmier…

Spinguera Ecolodge est un projet né de l’amour de son propriétaire pour cette terre et pour sa petite communauté voisine, bien décidé à préserver les emplois locaux. Le papa de notre charmante hôtesse, Larissa, a rénové un ancien village de pêcheurs et en a fait un écolodge de douze bungalows complètements intégrés dans le paysage local. Il est situé sur des dizaines de kilomètres, dans un paysage lunaire à couper le souffle.

Spinguera c’est aussi un Lodge qui utilise les énergies renouvelables, de son éolienne à son propre jardin potager. Cent pour cent écoresponsable. La cuisine est locale et authentique. Tout le personnel, originaire de la petite communauté toute proche de Bofareira, est aux petits soins. Les cuisiniers mitonnent nos petits plats locaux, tandis que les draps et les serviettes sèchent au soleil.  Nos cahiers et nos petits crayons feront plaisir à tous leurs enfants restés au village.

En passant par la porte dérobée de la réception, en traversant le seul et unique restaurant, ouvert de toute part sur l’océan, nous savions déjà que l’endroit était bien choisi, et que nous allions y être bien. Larissa nous accueille avec un joli sourire … Nous nous dirigeons vers notre bungalow. Le mien aura des volets roses et deux transats assortis.

Toutes les chambres, simplement et joliment décorées, ont leur petit cachet particulier. De goût exquis, de la délicatesse des petits objets choisis, de quelques coquillages posés çà et là, jusqu’au petit sac en lin et la serviette de plage assortie. Une jolie salle de bain, simple et pratique. N’emportez pas votre sèche-cheveux … Écolodge oblige, c’est prévu sur place … mais attention, il est mini ! Ce fût une expérience « brushing » incomparable qui nous a bien fait rire. A Spinguera, pas besoin de vestons, de talons où de robes de gala ! Non, là-bas, on vit pieds-nus et décontracté.  « Less is more » ! Même le petit panier en osier est prévu … Direction la plage et le hamac !

La table est juste simple et raffinée. Un joli menu est imprimé et des petits plats bien concoctés.  La pêche du jour nous rapporte son choix de poissons et de délicieuses langoustes. Sans parler de la Cachupa, plat national servi aussi au petit déjeuner, un régal ! Une pose au petit bar, ou sur une jolie chaise cannelée, toujours agrémentée de conversations avec les hôtes de passage. Ceux-là mêmes qui sont arrivés ici, comme nous, pour se reposer. Ou les autres, pour qui ce n’est qu’une étape d’un bivouac planifié. Un endroit où les conversations se lient, un endroit où on aime se balader et se poser. Un endroit où vous n’êtes pas obligé de parler. Une plage et un hamac pour le bord de mer, à l’abri des regards, avec un bon livre ou juste pour s’y endormir. Il y avait le calme et la tranquillité. C’est cela les vacances, des moments de rencontres et de fous rires aussi.

Le soir, le dîner est servi, chacun prend sa place … ici on est presque entre amis. Toute l’équipe est aux petits soins. Une guitare, un chant, une ambiance comme on les aime. Après le dîner on se salue, on prend un verre au bar si l’on en a envie, et on admire sans fin ce ciel « Milkyway », ce joli ciel à l’infini et étoilé. Sans télescope, on profite de ces instants de paix et de magie. Loin de tout, loin du monde. Il ne se fait pas trop tard, vingt-deux heures, et tout le monde au lit !!! Eh oui… nous sommes dans un véritable écolodge ! Voilà à quoi ressemble Spinguera !

A pied, la promenade nous emporte vers d’autres plages, encore toujours désertiques, où ça et là, quelques kitesurfeurs s’en donnent à cœur joie.  Et oui… du vent il y en a sur cette île de Boa Vista. Ce vent il faut l’aimer. Mais il est si bon, et jamais ne nous donne cette sensation que l’on a parfois, d’avoir trop chaud. Le soleil et les alizés. Un subtil mélange pour une température constante de vingt-cinq degrés toujours bien agréable.

Bien que ce séjour fût pensé sous le signe du repos, il me tardait de partir aussi à la découverte de notre petit confetti. Si petit que tout y est à portée de véhicule « quatre-fois-quatréisé » (bon celui-là je l’ai bien inventé héhé) ! Dix kilomètres plus tard, le chauffeur, ou parfois le mari de Larissa, nous emmène à Sal Rei. Ville principale, ses habitants, son marché local, et ses ruelles si calmes à certains moments de la journée.  Ici rien d’ostentatoire, rien de touristique. Des enfants qui jouent, quelques barques et un petit port de pêche tranquille. Une promenade dans les ruelles aux portes jolies, aux murs colorés, aux petites boutiques d’artisanat local. Ce pays est pauvre, cette île est très pauvre et pour mes petits souvenirs, j’ai tenu à les faire dans les petites boutiques capverdiennes « only ».

Quelques jolies maisons d’hôtes, dont la Migrante Guest House ou il fait bon prendre le thé, ou un petit restaurant charmant, agréablement situé devant le petit port, agrémenté d’une petite boutique très déco, de produits locaux.  Tantôt des coussins, tantôt des jolis tissus Wax colorés, tantôt de jolis petits bijoux fabriqués.  Sal Rei est une joie aussi pour la photographe amateur que je suis.  Au bout du port, des plages, encore des plages, rien que des plages !

Quelques paillotes où se rafraichir et se sustenter d’un bon petit plat léger. Quelques transats en bois où se poser. Bahia Beach, c’est le nom de la nôtre pour un jour. Le cadre est enchanteur. D’énormes nuages au loin annoncent la pluie.  Les couleurs n’en sont que plus belles.  Encore et toujours les surfeurs et autres kitesurfeurs. Un petit air de « je ne sais quoi ».  Un petit air vintage et quelques sons créoles qui s’échappent des hauts parleurs.  Pas trop fort, juste pour se dire qu’ici c’est un peu plus branché, un peu plus animé !

Un autre jour, on nous emmène cette fois vers le sud, en passant par le désert de Viana. Endroit insolite où le sable blanc a pris toute sa place, au milieu de nulle part, au centre de l’île.

Plus loin, et plus au sud encore, où l’océan rencontre la dune, c’est la plage de Santa Mònica. Ou la dune rencontre l’océan, ce sont les caves et la « Praia » de Varandhina.  Ce sable si blanc, ces vagues si présentes, les couleurs, la couleur… tantôt turquoise, tantôt azur, tantôt vert pâle, tantôt rose… Un retour sur la serviette de plage presque envolée par les alizés.  Et à certaines périodes de l’année, un endroit de premier choix pour la ponte des tortues.  Elles y ont encore leur plage, rien que pour elles, et pour leurs futurs petits, qui se presseront un jour, tous à l’eau, comme il se doit !

Mon séjour s’achève. Entretemps Larissa a eu son bébé et des panneaux solaires y ont été installés. Sa petite famille continue à gérer magnifiquement cet endroit magique du bout du monde. Il m’amusait de chercher quelques lettres, ou de trouver un mot qui résumerait à lui seul cette belle parenthèse enchantée, le temps de cette semaine, dans cet île choisie du Cap Vert. Volte Sempre a Espingueira !

Spinguera… Allez-y si vous aimez :

 

  • Une mer turquoise, colorée, calme ou agitée
  • Un hamac juste posé, un petit bungalow simple mais bien décoré
  • Des repas locaux si bien cuisinés
  • Le soleil et la chaleur douce au gré du vent sur votre peau légèrement tannée
  • Vous retrouver dans un endroit hors du temps et encore si bien préservé
  • Barouder et « trekker », les autres îles sont aussi à visiter
  • Surfer, kitesurfer, ou plonger pour les poissons colorés

Côté pratique

Recommandations :
www.spingera.com (contacter Larissa de ma part si vous le souhaitez) – Instagram : spingueraecolodge
Voyageurs du Monde (pour une visite plus organisée),
Les guides de voyages comme Le Petit Futé.

Comment y aller :
A seulement 6h30 de Bruxelles : vol direct TUI Travel (en fonction des saisons), au retour escale sur l’île de Sal (embarquement nouveaux passagers).

Des vols directs vers les îles du Cap Vert sont aussi organisés depuis Lisbonne (internet ou votre agent de voyage pourra bien vous renseigner). La traversée vers les îles se fait en bateau, mais également par voie aérienne.

Formalités/Santé/Climat:
Pas de vaccin obligatoire, juste une bonne trousse à pharmacie (la base de tout voyage à l’étranger) et votre carnet de santé. Climat chaud et sec, novembre/décembre – mars/avril. Chaque île est plus ou moins exposée au vent et, selon l’altitude, à la chaleur. Température moyenne de 25°C.

Pour se mettre en condition :
Cesària Évora à (ré) écouter et quelques bons livres pour « farnienter »

Ou loger/se restaurer :
Larissa pourra vous donner des idées – Migrante Guesthouse entre autre, passage obligé.

Comment se déplacer :
Un chauffeur est prévu par le Lodge pour l’accueil à Rabil (aéroport); celui-ci pourra également vous conduire d’un endroit à l’autre de ce confetti et selon vos envies. Larissa pourra aussi vous aider.

Que faire à Boa Vista :
Planifier des demi-journées pour se rendre au centre et au sud de l’île (plages, déserts, épaves et dunes), et pour une balade à Sal Rei (marché coloré, port, artisanat, ambiance vintage et authentique). L’ile est très petite et on en a vite fait le tour).

Que faire au lodge :
Se reposer … mais aussi se faire dorloter. Un petit bungalow est réservé pour les massages si souhaités. Un autre pour l’achat de vos petits souvenirs (artisanat Cap Verdien j’y tiens). Ici, pas d’écran télé, mais juste de quoi communiquer, en wifi à la réception. Ici pas de piscine; c’est inutile ! Il ne fait jamais trop chaud et les alizés sont là pour nous réguler.  Vous y aurez de jolis poufs ou transats colorés, des coins discrets pour vous reposer, une jolie promenade vers l’océan, et des petits chemins secrets pour des plages vierges de toute trace humaine posée. Des cours de Yoga y sont aussi organisés !